60 jours sans café : j’ai survécu!

18 décembre 2018. J’ai décidé, une fois de plus, d’arrêter de boire du café. J’écris « une fois de plus » parce que, comme toute dépendance, ce n’est pas toujours facile d’arrêter du premier coup.

Quand on pense à du café ou à de la caféine, ça ne résonne pas automatiquement « dépendance » dans nos têtes, on s’entend. C’est pourtant bel et bien un problème de plus en plus important dans notre société, qui est justement tellement socialement accepté que ça passe inaperçu. 

Ma relation avec le café

J’ai commencé à boire du café sur le tard. Ça doit faire seulement 5 ans que j’y ai réellement pris goût. C’était alors que j’occupais mon premier emploi à ma sortie de l’université. La machine à café du bureau était un lieu de discussions, où l’on se retrouvait pour échanger, changer d’air, potiner. Au départ, je buvais un café de temps en temps, puis chaque jour, puis plusieurs fois par jour.

Ce n’est pas tant le goût, ni le petit boost d’énergie que ça procure, c’est la source de chaleur, de réconfort, qui m’a fait aimé le café.

Unsplash | Brigitte Tohm

Pourquoi j’ai décidé d’arrêter

D’abord, je dois avouer que je n’ai pas arrêté la caféine sous toutes ses formes, mais seulement le café. Je bois donc encore du thé, du matcha, du kombucha, qui contiennent également de la caféine.

Toutefois, comme j’étais rendue à boire plus de 5 cafés par jour, j’ai ressenti qu’il était temps de dire au revoir à cette habitude, cette dépendance.

Ça me causait des effets secondaires comme de la déshydratation, de l’anxiété, et même parfois des palpitations cardiaques (!).

Ne t’alarme pas si tu as besoin de ton café pour bien débuter ta journée, on ne parle pas là de dépendance. Là où il peut y avoir un problème, c’est lorsque notre corps réagit, que ce soit physiquement ou mentalement, lorsqu’on cesse de boire du café ou de consommer de la caféine.

Et bien moi je peux te dire que les premières 72h après avoir cesser de boire du café ont été particulièrement désagréables (voir section « symptômes de sevrage »).

Un autre aspect qui me dérangeait était justement ce « besoin » de boire du café. Comme je le mentionnais plus haut, je n’ai personnellement jamais eu « besoin » de café pour me réveiller ou pour être fonctionnelle, mais je ressentais mon corps me le demander. Comme un craving de sucre! On en n’a pas besoin, mais l’envie est puissant.

Thé de l’après-midi au Harrods pendant mon week-end à Londres

La transition

Symptômes de sevrage

Arrêter de boire du café du jour au lendemain n’est pas sans effets secondaires. C’est-à-dire, énormes maux de tête, irritabilité, fatigue, anxiété, bref, une liste de symptômes qui s’apparentent réellement à ceux associés au sevrage de certaines drogues. Ce n’est pas rien!

Dans mon cas, ça s’est traduit par de forts maux de tête pendant 48 heures. J’ai aussi eu de la difficulté à me concentrer et je ressentais une fatigue mentale constante.

Après seulement deux semaines, j’ai remarqué que mon teint était plus clair et ma peau moins déshydratée. Les effets secondaires se sont dissipés, mais l’envie ou le réflexe de boire du café est encore présent.

Après maintenant deux mois, le désir de boire du café est encore là par moment. C’est surtout à l’habitude de me faire un café que j’ai dû trouver une alternative. Niveau mental, la concentration est de retour et l’énergie est au rendez-vous!

La culture sociale

Je vais vous avouer que le plus difficile n’a pas été les symptômes physiques et mentaux, mais plutôt l’aspect social qui entoure la consommation de café. Ce n’est pas pour rien qu’on appelle communément la pause de l’après-midi, la pause-café. C’est l’occasion de se réunir entre collègues autour de la machine à café et de discuter de tout sauf de notre boulot. Ou à Montréal, avec des cafés indépendants tellement instagrammables à chaque coin de rue, comment peut-on résister?

Quand j’ai commencé à travailler à mon compte, j’ai rapidement réalisé que le café fait partie de la culture sociale. Combien de fois on m’a invitée à « aller prendre un café » plutôt que de se rencontrer au bureau? Ça permet à ceux qui travaillent dans un bureau justement de sortir pour quelques heures. Moi-même, je dois utiliser cette expression au moins une fois par semaine en proposant des rencontres à mes collaborateurs.

Les alternatives

Mon alternative a été de remplacer le café par du thé, principalement du matcha et des tisanes. Le rituel de préparation du matcha m’a aussi aidé à perdre l’habitude de me faire un café dans ma machine à capsules. J’ai d’ailleurs rangé ma machine à café et je ne la sors que lorsque j’ai des invités. Je bois aussi plus d’eau! J’ai toujours ma bouteille réutilisable à portée de main.

Réflexion

Pendant longtemps j’ai jugé, pas avec méchanceté, mais plutôt par ignorance, mes copines qui peinaient à réussir le Défi 28 jours sans alcool, par exemple.

Et bien, je vous avoue que mon expérience avec la caféine me permet aujourd’hui de beaucoup mieux comprendre les difficultés qu’on peut rencontrer quand on s’embarque dans un défi comme celui-là. Et je fais preuve de beaucoup plus d’empathie.

Chaque personne a une approche différente lorsqu’elle choisit de faire des changements positifs dans sa vie. Plutôt que de se juger, encourageons-nous!

Et vous, avez-vous déjà songé à arrêter le café?